Nina Paley, activiste de la culture libre s’est fait connaître par le film Sita chante le blues, une production publiée sous licence « Creative Commons
Creative Commons
CC
Creative Commons (CC) est une association à but non lucratif dont la finalité est de proposer une solution alternative légale aux personnes souhaitant libérer leurs œuvres des droits de propriété intellectuelle standard de leur pays, jugés trop restrictifs. L’organisation a créé plusieurs licences, connues sous le nom de licences Creative Commons. Ces licences, selon leur choix, ne protègent aucun ou seulement quelques droits relatifs aux œuvres. Le droit d’auteur (ou « copyright » dans les pays du Commonwealth et aux États-Unis) est plus restrictif. (Wikipédia)
Zero », une licence au travers de laquelle elle renonce au maximum à ses droits d’autrice, plaçant son œuvre au plus près
du domaine public.
Mais l’activiste s’est plus largement distinguée par son engagement pour l’art libre. Au-delà de sa courte vidéo Copying Is Not Theft, elle a imaginé le « copyheart », une fausse licence sous laquelle elle publie Mimi and Eunice, une BD mettant en scène deux petits personnages que l’on retrouve dans sa vidéo.
Nina Paley résume le « copyheart » par deux phrases simples : « Copier est un acte d’amour. Merci de copier et de partager. ». Pour Nina Paley, plus une œuvre est copiée, plus sa valeur augmente. Le « copyheart » se distingue aussi des licences libres Licences libres Voir Copyleft. Toute œuvre de l’esprit (livre, logiciel, etc.) est protégée en Belgique par le droit d’auteur, dont une partie ne peut jamais lui être retirée, comme son droit moral d’être reconnu comme l’auteurice de son travail. Cependant l’auteurice peut décider de placer son œuvre sous une licence libre, ou Copyleft, c’est-à-dire qu’iel donne l’autorisation gratuite, à toustes et par avance, de disposer de son œuvre pour tous les usages (étude, modification, diffusion et même rémunération). D’autres licences, comme celle que nous utilisons (la _Creative Commons CC BY-NC-SA 4.0_), sont partiellement libres, car l’autorisation accordée ne permet pas de revendre les contenus contre rémunération, mais seulement de les partager. Cette licence oblige aussi à mentionner, en cas de reproduction et diffusion, le nom de l’auteurice. Elle autorise la modification du contenu sous réserve que les modifications soient rendues visibles. qui, selon elle, n’apportent pas de réponses définitives au problème de restrictions du droit d’auteur. En effet, la « propriété imaginaire » représentée par le droit d’auteur n’a pas sa place, écrit-elle, dans les sentiments des gens et dans leurs rapports culturels.
Pour placer ses œuvres sous « copyheart », rien de plus simple : il suffit d’utiliser un ♡ au lieu du traditionnel © !
