Le « Code du numérique » est un corpus de lois écrites à plusieurs mains par le Comité humain du numérique, un groupe à géométrie variable composé de personnes venues d’horizons différents. Durant trois ans, elles y ont écrit « des lois à partir de [leur] vécu, pour que le numérique s’adapte à l’humain est non l’inverse ». Ce texte est le fruit de trois années de rencontres, de réflexion et de mobilisation collectives, d’ateliers participatifs, d’écriture et de discussion avec celles et ceux que la numérisation exclut, mais aussi d’échanges avec les politiques, avec des universitaires et des associations ou des organismes mobilisés localement.
Le « Code du numérique » est un corpus de lois écrites à plusieurs mains par le Comité humain du numérique, un groupe à géométrie variable composé de personnes venues d’horizons différents. Durant trois ans, elles y ont écrit « des lois à partir de [leur] vécu, pour que le numérique s’adapte à l’humain est non l’inverse ». Ce texte est le fruit de trois années de rencontres, de réflexion et de mobilisation collectives, d’ateliers participatifs, d’écriture et de discussion avec celles et ceux que la numérisation exclut, mais aussi d’échanges avec les politiques, avec des universitaires et des associations ou des organismes mobilisés localement.
Initié par l’asbl des Habitantes des images, le projet a démarré dans le contexte des confinements, en réaction à la numérisation accélérée pendant la crise. C’est lors de la journée mondiale de lutte contre la pauvreté en octobre 2021 que le groupe décide de se constituer formellement en « Comité humain du numérique » et avance une première revendication : pour évaluer la numérisation d’un service, les politiques devraient se référer à des « Comités humains du numérique » composés de personnes précarisées. Par la suite, l’écriture du Code s’est poursuivie au cours d’ateliers dans les Marolles à Bruxelles et lors de différentes actions dans l’espace public. Les rencontres ont aussi donné lieu à d’autres productions artistiques (vidéos, images, etc.).
Accessible en ligne depuis longtemps, le Code du numérique fait désormais l’objet d’une publication papier. Le corpus des lois y est enrichi par d’autres contributions qui reviennent sur la genèse du projet et invitent les lecteurices à s’emparer du livre pour poursuivre la mobilisation.
Une première partie de l’ouvrage revient sur le contexte historique qui a vu naître le Code et son inscription dans les différentes luttes et mobilisations face à l’accélération de la numérisation qui suit la pandémie, mais aussi en réaction au projet d’Ordonnance Numérique à Bruxelles, un texte visant à imposer la numérisation de tous les services publics en Région Bruxelles-Capitale. Des portraits des personnes rencontrées et du collectif, ainsi qu’une série de photos, complètent cette introduction, donnant vie au projet au-delà des mots.
La seconde partie du livre contient le Code lui-même. Le corpus de lois est accompagné par des extraits de témoignages collectés au fil du temps qui permettent de comprendre les idées – et les souffrances – qui en ont motivé l’élaboration. Une synthèse des articles et des alinéas permet aussi de parcourir le code plus rapidement.
Enfin, une dernière partie de l’ouvrage propose des pistes pour utiliser le Code comme outil de mobilisation, pour prolonger la discussion autour des lois qu’il propose et en inventer d’autres. Un jeu de carte vendu séparément peut d’ailleurs être utilisé pour organiser un « grand comité humain du numérique ». Entre manuel de jeu, tutoriel de création d’accessoires en carton et restitution d’expériences vécues autour de ce type d’animations participatives et de débat, la dernière partie du livre encourage chacune à s’emparer de son contenu pour prolonger la discussion et soutenir la mobilisation. Le livre se clôt aussi par une ouverture vers des pistes plus larges d’action pour faire valoir ses droits et porter des revendications à un niveau politique.
Le livre, ainsi que le jeu de cartes qui l’accompagne, sont aussi de beaux objets sur le plan esthétique et graphique, comme d’autres réalisations des Habitantes des images. Ajoutons aussi, fait assez remarquable, que tant le livre que les autres productions artistiques qui l’accompagnent sont publiés selon la licence CC
Creative Commons
CC
Creative Commons (CC) est une association à but non lucratif dont la finalité est de proposer une solution alternative légale aux personnes souhaitant libérer leurs œuvres des droits de propriété intellectuelle standard de leur pays, jugés trop restrictifs. L’organisation a créé plusieurs licences, connues sous le nom de licences Creative Commons. Ces licences, selon leur choix, ne protègent aucun ou seulement quelques droits relatifs aux œuvres. Le droit d’auteur (ou « copyright » dans les pays du Commonwealth et aux États-Unis) est plus restrictif. (Wikipédia)
-BY-SA : une licence « libre » qui permet à chacune de les utiliser et de les modifier afin de les adapter à ses besoins, et d’amplifier ainsi la diffusion de ces beaux outils.
≈Célo - CC BY-SA

