Numéro 5
Aide alimentaire

Happy « Voleurs » Market ? Guerre de la récupération des invendus alimentaires à Bruxelles

Happy «  Voleurs  » Market ? Guerre de la récupération 
des invendus alimentaires 
à Bruxelles
Depuis quelques années, des startups du numérique appliquent leur modèle basé 
sur du capital-risque à la récupération des invendus alimentaires. C’est le cas par exemple 
de la société Happy Hours Market ou de Too Good To Go. Cette plateformisation de la récupération alimentaire attire des investisseurs éthiques qui pensent moderniser et rationaliser le secteur 
de l’aide sociale, en tirant des bénéfices au passage. Ce capitalisme au vernis humanitaire 
et environnemental menace le secteur social en captant les invendus qui leur étaient 
précédemment destinés.

Nous avons rencontré Alice Berwart, gestionnaire de l’asbl Nojavel !, et Benjamin Peltier, chargé de plaidoyer à l’Ilot ASBL, pour discuter de leurs pratiques et méthodes, mais également pour comprendre comment ces startups menacent les plus démunies. Car, selon le Baromètre de l’Inclusion Numérique publié par la Fondation Roi Baudouin, 40 % des Belges entre 16 et 74 ans sont en vulnérabilité numérique, tandis qu’une part toujours plus importante de la population ne sait pas toujours payer ses courses, même à moitié prix.

≠ Curseurs : De quelles informations disposez-vous sur la création de Happy Hours Market (HHM)  ? Comment ont-ils réussi à lever 
des fonds importants  ? Comment ont-ils réussi 
à s’imposer sur le territoire bruxellois 
de manière aussi dominante  ?

Benjamin : La création de HHM remonte à 2018. À leurs débuts, les fondateurs étaient très jeunes, fraîchement sortis des études. Ils ont naturellement choisi un terrain qu’ils connaissaient bien : les campus de l’ULB et le public étudiant.

Leur activité initiale consistait à récupérer des invendus alimentaires qu’ils revendaient à petite échelle. À ce stade, ils n’avaient pas besoin d’une levée de fonds importante pour démarrer leur activité embryonnaire. Toutefois, très rapidement, ils ont pris conscience qu’ils ne parviendraient pas à atteindre un équilibre financier durable à moins d’obtenir une position dominante sur le marché.

≠ : Les comptes de HHM affichent des pertes colossales. Leur stratégie consiste à inonder 
le marché, casser les prix et pratiquer 
une politique de vente à perte visant à éliminer 
la concurrence. Peut-on parler de capitalisme 
de prédation dans ce cas  ?

Alice : HHM cherche à capter un maximum de denrées de manière rapide et à coût minimal. Pour cela, ils n’hésitent pas à solliciter les entreprises qui donnent déjà leurs invendus aux organisations d’aide alimentaire. De nombreuses associations en pâtissent. Par exemple, le Frigo Solidaire de Waterloo dépendait d’une dizaine de magasins et, du jour au lendemain, HHM en a récupéré la majorité à leur profit. Lorsque la responsable a cherché à les rencontrer, ils ont immédiatement envoyé un avocat. Voilà ce qu’ils appellent le dialogue  ! Aujourd’hui, l’aide alimentaire perd des «  donateurs  » au profit d’une startup prétendant lutter contre le gaspillage alimentaire, tout en étant censée apporter une plus-value sociale. En réalité, elle prive les plus démunies de nourriture. HHM contribue à détruire un système qui, bien que fragile et précaire, fonctionnait.

B : Pour HHM, cette manière de procéder est assez logique, dans le sens où leur modèle d’activité repose sur une chaîne logistique complexe. Ils doivent récupérer des produits dans tous les magasins partenaires, les stocker, les trier, puis les redistribuer dans leurs boutiques en fonction des achats effectués via leur application. Ce processus engendre des coûts significatifs.

Mais HHM n’est pas le seul acteur, il y a également Too Good To Go (TGTG). Ce dernier adopte une approche plus classique du capitalisme de plateforme. Leur rôle se limite à mettre en relation les magasins ayant des invendus avec des consommateurices via une application mobile. Ils n’ont pas eu besoin d’investir dans la logistique : pas de camionnette, pas de hangar, pas de frigo. Leur modèle est beaucoup plus facile à rentabiliser. Bien qu’ils aient fait des pertes au départ pour développer l’application, ils sont aujourd’hui devenus une véritable machine à cash. TGTG est désormais international, présent dans de nombreuses villes, et génère d’énormes profits.

Nous n’avons plus de levier de pression sur leurs investisseurs car TGTG n’a plus besoin de financement. Ils en ont tellement qu’ils ne savent plus quoi en faire, ils vont bientôt entrer en bourse.

HHM, quant à eux, ne suivent pas ce modèle. Leur fonctionnement est beaucoup plus coûteux, et sans garantie de succès. Ils sont donc engagés dans une lutte acharnée pour s’imposer en tant que monopole. L’enjeu est clair : c’est soit HHM, soit le secteur de l’aide alimentaire. Voilà ce qui est en jeu…

≠ : Qui sont les fondateurs et les investisseurs de HHM  ?

A : Je n’en ai aucune idée. On sait en revanche qu’ils n’ont pas suivi d’études dans le domaine de l’aide sociale ni dans les questions écologiques, les fondateurs sont deux ex-étudiants de l’école de commerce Solvay. Ils ne sont pas dans ce secteur pour des raisons liées à la lutte contre le gaspillage alimentaire ou à des objectifs sociaux.

B : Je ne connais pas précisément les détails, car ces informations ne sont pas toujours transparentes. Cependant, il y a eu quelques articles de presse qui ont permis de mettre en lumière les principaux investisseurs. On y trouvait notamment des fonds d’investissement dits «  éthiques  », qui ont investi dans ce type d’acteurs en raison de leur label anti-gaspillage et de leur distribution vers des publics précaires. Nous avons estimé qu’il était important de souligner cela, afin que certains investisseurs qui croient en la bonté de ce modèle comprennent que ce n’est pas aussi éthique qu’ils le pensent. En réalité, ces investissements ne sont pas du tout éthiques.

≠ : Pourtant, HHM reçoit également des financements de la région bruxelloise  ?

B : Oui, ils ont effectivement reçu une aide dans le cadre de l’économie circulaire. Cependant, la Région a rapidement perçu qu’il y avait un problème. Il se trouvait que le même cabinet gérait à la fois les dossiers liés à la politique des déchets et à la santé. Ce cabinet était en contact avec HHM, mais également avec les acteurs du secteur de la santé et de l’aide alimentaire. Ils ont été sensibilisés à la nécessité de faire attention à la situation.

Dans un second temps, le cabinet a souhaité légiférer en imposant à la grande distribution de Bruxelles de donner ses invendus 1 ou 2 jours avant la date limite, en priorité à l’aide alimentaire, ensuite à l’économie sociale et solidaire, et enfin, seulement en dernier recours, aux startups.

Cependant, cette législation est arrivée trop tard. Le projet a été discuté au Conseil d’État, mais n’a jamais été voté.

A : Ce que j’ai entendu, c’est que cela s’inscrit dans une logique financière très en vogue. Une entreprise entre sur le marché avec des financeurs importants, elle prend progressivement de plus en plus de parts de marché, et bien que son modèle soit déficitaire à court terme, cela n’inquiète pas les investisseurs. En effet, le jour où elle sera seule, elle devient maîtresse, elle impose ses règles et contrôle le marché.

Très clairement, HHM semble nous dire : «  Peut-être que nous pourrions cohabiter  ?  » Mais comment peut-on cohabiter avec une entreprise qui attaque ce que tu as mis des années à construire et qui, en plus, prétend soutenir l’aide alimentaire  ? C’est un véritable scandale de prétendre aider les personnes en situation de précarité tout en leur enlevant la nourriture de la bouche. Leur discours est absolument déplorable, et ce qui est encore plus choquant, c’est que même les travailleurses de HHM croient fermement aux bienfaits de leur modèle. C’est tragique. Ce type de politique financière, je ne sais même pas comment on l’appelle, mais il s’agit d’un modèle dont le but est de liquider toute concurrence. Ce modèle ne peut exister que si nous disparaissons.

≠ : Ça marche leur entreprise  ?

B : En fin de journée, lors des distributions, il y a toujours une affluence importante. Ce qui me frappe, c’est que de plus en plus de personnes en parlent. On ne va pas se mentir, leur cible est clairement définie : ils s’adressent à un public spécifique, et ils sont particulièrement efficaces dans la récupération des invendus de Delhaize. On remarque également qu’ils proposent certains types de produits adaptés à une clientèle particulière. Par exemple, j’ai une amie qui suit un régime sans gluten et sans lactose, avec des contraintes alimentaires assez strictes. Les produits qu’elle recherche sont généralement très chers, mais chez eux, ils sont proposés à des prix abordables.

Ce qui est également frappant, c’est l’emplacement de leurs magasins à Bruxelles. Ils se sont installés facilement dans les communes les plus aisées de la capitale. Ils n’arrivent pas seulement pour vendre, mais aussi pour récupérer les invendus aux mêmes enseignes que l’aide alimentaire. Depuis plusieurs années à Bruxelles, les petites associations perdent des magasins, ce qui complique fortement la situation.

≠ : Pourrais-tu nous expliquer concrètement comment les startups se substituent à l’aide alimentaire  ?

B : Dans le secteur de l’aide alimentaire, il existe de nombreuses micro-associations : des frigos solidaires, des associations de charité paroissiales, des CPAS, etc. Ce secteur est extrêmement hétérogène, comptant environ 200 associations. Ces petites structures, entièrement gérées par des bénévoles, dépendent souvent d’un ou deux magasins pour leur approvisionnement. Or, si un magasin, comme Delhaize par exemple, décide de conclure un accord avec HHM, il suffit que ce partenariat soit mis en place pour que, du jour au lendemain, 50 à 100 % des approvisionnements disparaissent. Plusieurs associations ont ainsi dû fermer leurs portes et mettre la clé sous le paillasson.

Il y a également des dynamiques qui accélèrent ces changements, notamment celles liées à l’évolution de la grande distribution ces dernières années. Lors de la vague de franchisation massive, d’abord avec Carrefour et Intermarché, l’aide alimentaire a perdu de nombreux partenaires. L’an dernier, cela s’est reproduit avec la franchisation des magasins Delhaize, et nous avons une fois de plus perdu un nombre considérable de partenaires.

≠ : Pourquoi ces deux phénomènes vont-ils 
de pair  ?

B : Autrefois, les grandes enseignes de distribution avaient des politiques sociales bien établies, et elles pouvaient affirmer : «  Chez Delhaize, nous avons un programme qui soutient l’aide alimentaire.  » Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Désormais, cela se gère de manière indépendante, magasin par magasin. Les franchisés et les indépendants sont soumis à des contraintes budgétaires beaucoup plus strictes. Par conséquent, toute aide, même minime, est la bienvenue. Iels n’hésitent pas longtemps entre vendre leurs invendus à une entreprise comme HHM et les donner gratuitement à des associations, même si ces dernières bénéficient d’un incitant via la récupération de la TVA. Le calcul économique est vite fait, et la morale ou l’éthique passent souvent au second plan.

A : Une donateurice avec qui nous collaborons depuis de nombreuses années a choisi pendant longtemps de ne pas travailler avec HHM. Cependant, sous la pression de sa hiérarchie, iel se voit désormais contrainte de le faire. HHM achète les invendus à seulement 25 % de leur prix initial. Par exemple, un produit vendu à 1 € est acheté à 0,25 € et revendu à 0,50 €, ce qui génère une marge de 100 %. Ça représente bien plus que les 6 % de ristourne que l’État accorde sur la TVA. Les grossistes privilégient désormais HHM pour la vente de leurs invendus.

La startup historique à Bruxelles reste Too Good To Go (TGTG). Jusqu’à présent, cette application ne nous a pas directement nuit, car elle s’est concentrée sur des secteurs où nous n’intervenons pas : les petites boulangeries, les boucheries de quartier, et les restes de repas dans les restaurants. TGTG fonctionne avec une application numérique permettant aux utilisateurices de réserver un panier alimentaire dont le contenu est aléatoire. Les clientes ne savent pas exactement ce qu’iels achèteront, mais pour 10 €, iels reçoivent souvent le double, voire le triple de la valeur marchande du panier. Ce modèle ne posait donc pas de gros problèmes pour nous.

Cependant, aujourd’hui, TGTG étend son activité aux grossistes, ce qui leur permet d’accéder à des quantités importantes de nourriture. Cette évolution semble être une réponse à la concurrence croissante des startups émergentes, visant à accroître leur efficacité et à sécuriser leur position sur le marché.

≠ : Il y a peut-être aussi, pour HHM, le fait d’assurer une logistique plus professionnelle 
que celle des associations  ?

B : La logistique est souvent mise en avant comme un argument, ce qui peut être vrai lorsque les associations bénévoles sont moins structurées.

Il peut arriver qu’il y ait des jours où une association ne se présente pas pour récupérer les produits alors que c’était initialement prévu, ce qui peut être gênant pour les grandes surfaces. Cependant, ce qu’il est important de noter, c’est que ces grands magasins ont beaucoup plus de pouvoir pour nous dicter leurs conditions. À de nombreuses associations, ils imposent des horaires contraignants, comme la récupération des invendus uniquement à la fermeture du magasin, vers 20h20-21h. Cela crée des situations extrêmement inconfortables, surtout pour les structures qui fonctionnent en régime salarié, car travailler en soirée entraîne des coûts supplémentaires.

En revanche, HHM, ayant besoin de vendre ses produits en soirée, organise la récupération en pleine journée, ce qui renforce leur image de fiabilité, car les horaires sont mieux définis et plus garantis.

Avec plusieurs autres acteurs de l’aide alimentaire, nous avons créé un réseau de structures spécialisées dans la logistique de l’aide alimentaire : le réseau LOCO. Ce réseau rassemble des acteurs de taille significative, capables de récupérer en grande quantité et de redistribuer à d’autres associations plus petites, n’ayant pas les moyens logistiques nécessaires. Par exemple, nous à l’Ilot, nous effectuons des récupérations dans cinq supermarchés différents. Cependant, nous distribuons 40 % des produits à d’autres acteurs et gardons 60 % pour nos services répartis à Charleroi et Bruxelles. C’est une logistique complexe, mais pour le moment nous restons relativement protégés de la concurrence de modèles comme celui de HHM.

A : Nojavel ! continue de travailler avec des supermarchés qui nous permettent de récupérer des invendus. Cependant, ce n’est plus le cas pour certains de nos partenaires et pour certaines petites associations qui se tournent désormais vers nous, faute d’avoir encore accès aux magasins auxquels elles étaient auparavant liées.

Ainsi, la demande continue de croître tandis que la quantité d’invendus diminue. Il convient de noter que cette baisse n’est pas uniquement liée à la concurrence des startups, mais aussi à une meilleure gestion des stocks par les magasins. En quatre ans, Nojavel ! a quintuplé sa capacité de récupération et son action sur le terrain, mais nous parvenons tout juste à obtenir le même volume de denrées alimentaires récupérées en termes de tonnage.

Contrairement aux fondateurs de ces startups anti-gaspillage, qui ont souvent étudié dans des institutions prestigieuses comme Solvay, nous n’avons pas bénéficié de ce type de formation. Nous nous sommes formées sur le terrain pour accomplir une mission qui a été largement délaissée par les services publics. Face à ces acteurs qui gagnent de plus en plus de terrain et disposent de ressources considérables, nous nous retrouvons un peu les mains liées.

≠ : Les petites structures sont donc 
les plus touchées  ?

B : Effectivement. Les associations qui font appel à HHM, pour récupérer les invendus des invendus, sont celles qui subissent le plus leur prédation. Elles deviennent dépendantes de ce modèle car, une fois qu’elles n’ont plus la capacité de récupérer les invendus, HHM leur propose un service de livraison de denrées.
Beaucoup d’associations, qui ont initialement commencé à collaborer avec HHM, se sont ensuite désengagées, invoquant la mauvaise qualité des produits reçus. Face à ces critiques, nous avons haussé le ton et avons pris une position plus visible dans les médias. Cela a poussé HHM à améliorer la qualité des produits qu’ils distribuent.

≠ : Est-ce qu’on peut lutter contre ce genre 
de structure à l’échelle d’un quartier  ? Comment  ?

B : La stratégie à adopter reste floue. Nous constatons cependant qu’il y a une réelle attention portée à nos propos lorsque nous en parlons. Au départ, nous redoutions que des critiques publiques ne finissent par faire de la publicité gratuite, attirant ainsi des personnes qui ne connaissaient pas l’application. Aujourd’hui, HHM est suffisamment connu. Notre objectif est de toucher les gens à un niveau personnel. Il est possible qu’une cliente, sans être particulièrement dépendante, se rende compte de la situation et se dise : «  Avant, j’étais utilisateurice de cette application, mais j’ai découvert que ce n’était pas aussi positif qu’il n’y paraît, donc j’arrête.  »

Nous visons non seulement les consommateurices actuelles et potentielles, mais aussi les investisseurs. De nombreuses personnes ont investi dans cette startup en croyant qu’il s’agissait d’un investissement éthique, écologique et social. Si leur levée de fonds devient plus difficile, cela pourrait véritablement les mettre en difficulté. Nous avons réussi à sensibiliser efficacement le monde politique, et les soutiens financiers commencent à se réduire, tandis que les dispositifs législatifs d’aide se renforcent. Mon espoir est qu’ils se retrouvent suffisamment freinés dans leur développement pour disparaître d’eux-mêmes, comme d’autres acteurs avant eux dans l’économie des plateformes.

A : Ce que j’aimerais dire aux utilisateurices de cette application et qui rencontrent des difficultés financières, c’est que tout ce que HHM capte et revend devrait passer par l’aide alimentaire afin que vous puissiez y accéder gratuitement. Pour celleux qui utilisent cette application sans avoir de difficulté financière : arrêtez ! Trouvez d’autres acteurs qui luttent vraiment contre le gaspillage sans mettre à mal des structures d’aide sociale. Pour que cela soit possible, il faudrait aussi que l’État fédéral renforce l’aide alimentaire d’une manière ou d’une autre. Si on nous donnait les moyens nécessaires, nous serions en mesure de nourrir efficacement celles et ceux qui en ont besoin. Comment peut-on accepter un système où la compétition pour récupérer des invendus devient un enjeu crucial pour nourrir les personnes en précarité  ? Quand je me regarde dans le miroir, je me demande : «  À quoi est-ce que je contribue  ?  » L’aide alimentaire ne devrait même pas exister dans un monde où tout le monde a accès à une alimentation décente.

≈Propos recueillis par Denis & Pascal

Pour aller plus loin

≈ Brotcorne, Périne. « Baromètre Inclusion Numérique 2024 ». 
En ligne : https://l.curseurs.be/barometre-inclusion-2024



En 2023, 40 % des Belges âgées de 16 à 74 ans sont en situation de vulnérabilité numérique. 
Troisième édition du Baromètre avec des données par région et une analyse des tendances. 


≈ Draperi, Jean-François. Ruses de Riches. Pourquoi les riches veulent maintenant aider les pauvres 
et sauver le monde. Payot & Rivage, Paris, 2020.



Partant d’une vraie question : « Pourquoi celleux qui ont le plus contribué à casser l’économie réelle sont-iels celleux qui, quelques années après, prétendent résoudre la question sociale ? », ce livre nous alerte sur l’un des nouveaux visages du capitalisme pour que nous ne participions pas involontairement 
à une idéologie que nous réprouvons profondément.