Numéro 5
Technocapitalisme racial

Pseudonymat, 
la fin d’une promesse

La promesse naïve d’émancipation face aux discriminations véhiculées au début de l’internet grand public s’est peu à peu estompée. 
Les masques sont tombés : plus personne ne remet en cause la duplicité de l’industrie de la Tech dans le lâcher prise raciste mondial. 
Ce premier article d’une série sur technologies, idéologies et racialisation va examiner un des arguments épuisés de cette promesse, 
le pseudonymat, ici mis en lien avec la négrophobie, le racisme anti-Noires [1], ancré dans l’histoire personnelle de certains acteurs 
clefs de la Tech.

An 0 de l’internet grand public. «  Sur internet, personne ne sait que tu es un chien.  » En 1993, le dessinateur américain Peter Steiner publie dans le New Yorker son célèbre dessin où un chien assis devant un ordinateur, une patte sur son clavier, explique l’intérêt du pseudonymat à un autre chien avec cette phrase qui deviendra un adage du réseau des réseaux. Avec cette référence aux affiches No blacks, no dogs, no Irish, il condense l’esprit de l’époque : pseudonymes et avatars devaient permettre de se libérer, dans le cyberespace, des discriminations et assignations vécues IRL, c’est-à-dire dans la vraie vie. Ainsi, il n’était pas toujours nécessaire de déclarer sa vraie identité en donnant son nom ou en montrant son visage, et par là même s’exposer aux attaques personnelles racistes ou sexistes.

Mais l’angélisme du pseudonymat n’a pas duré. L’industrie de l’informatique et d’internet, même si elle a usé (voire abusé) du travail des femmes et de personnes racisées, est dans son fondement idéologique une affaire suprémaciste blanche, au service d’un projet qui se nourrit des discriminations en se parant d’atours émancipateurs. Sur internet, comme ailleurs, pas de problème à traiter les Noires comme des chiens dès que c’est possible.

Des chiens et des Noires

Début 2025, on redécouvre le fond idéologique discriminatoire de la Tech, avec le Department of Government Efficiency (DOGE) de l’administration Trump, nommé en référence à la cryptomonnaie soutenue par Elon Musk, le Dogecoin. Du mème internet qui a donné le nom à cette cryptodevise [2], au démantèlement des services publics étasuniens, c’est l’histoire d’un autre chien, bien identifié celui-là, un Shiba Inu qui n’en avait pas tant demandé. Au-delà du cringe raciste potache et de la spéculation financière se cachent de sombres idéologies. Elon Musk et ses acolytes de PayPal, Peter Thiel et Roelof Botha, ont grandi en Afrique du Sud, sous l’Apartheid, afrikaners à l’aise dans ce régime qui fut un si bon plan pour les affaires [3]. Le racisme institutionnel a une longue histoire des deux côtés de l’Atlantique. Il vise toujours à faire travailler gratuitement ou pour pas grand-chose, pour la prospérité d’une catégorie sociale naturalisée comme supérieure, une ou plusieurs autres catégories de personnes racialisées et d’opposantes. La «  PayPal Mafia  » sont des libertariens anti-égalitaires convaincus. Au menu : dérégulation, darwinisme social, libre-échange, circulation des biens mais pas de toutes les personnes, fascination pour la génétique et l’eugénisme. Ils ont trouvé dans la Silicon Valley un terrain favorable à l’expansion de leur fortune et de leur vision du monde forgée dans une société séparatiste anti-Noires.

Ce qui est perçu par beaucoup comme un revirement opportuniste raciste, voire fasciste, des tech bros qui étaient massivement présents à la cérémonie d’investiture de Donald Trump, est en fait une vision inégalitaire du monde, encodée en dur dans le logiciel des autoroutes de l’information, du tout connecté et de la surveillance de masse. Si le numérique n’est pas à l’origine des discriminations racistes ni du colonialisme, il s’en accommode parfaitement, les utilise et les renforce.

Aux sources du colonialisme 
numérique

John Perry Barlow, le parolier du groupe de rock Grateful Dead, le hippie qui murmure à l’oreille des riches et célèbre auteur de la Déclaration d’indépendance du cyberespace, rédigée lors d’un forum économique de Davos, fut l’une des figures incontournables de la culture et de la mise en place de l’internet tel qu’on le connaît.

On doit à Barlow l’idée qu’internet est une nouvelle frontière, un nouveau territoire à explorer, conquérir, coloniser, occuper. En janvier 1998, il publie dans le magazine Wired, un article qui illustre cette vision profondément coloniale où il relate un récent séjour africain, «  Africa Rising  ». Dans ce compte-rendu d’un touriste émerveillé par les feux de camps et la savane, et cet espace à conquérir pour la Tech, hypersexualisant ses interlocuteurices, John Perry nous explique «  Les Africains ont développé ce que nous appelons l’hémisphère droit (le côté intuitif et empathique) aussi complètement que nous avons développé le gauche.  » La société numérique serait affamée de l’hémisphère droit africain et on le comprend, prêt à piller ses cerveaux et le reste, comme les industries précédentes avant elles.

Pour celleux qui ne connaissent pas, Wired, journal créé en 1993, a célébré sur papier glacé aussi bien l’entreprenariat frénétique et l’innovation que le fétichisme des gadgets technologiques ou les rebelles de la Tech et les alternatives California Dreaming comme le festival Burning man. Le magazine, aujourd’hui encore la Bible Tech, a selon Mark Dery [4] été particulièrement exemplaire de la cécité, voire du racisme du secteur.

La Great Hacker War de 1994 opposant les phreakers≈ du Master of Deception de New York et ceux des Legions of Doom du Texas met en lumière à la fois le racisme dans le milieu hacker, les difficultés du journal à penser au-delà de lui-même, et l’importance du pseudonymat dès les premières heures du Net pour les personnes noires. Les deux groupes se connaissaient de réputation mais ne s’étaient jamais rencontrés ni parlés, bien qu’une de leurs spécialités respectives soit de pirater les centraux téléphoniques et passer des heures à discuter gratuitement entre membres de leurs exploits. Ils se rejoignent finalement un jour pour un appel longue distance collectif. Au bout du fil, un des Texans lance des injures racistes en direction d’un New-Yorkais, Corrupt. Ce dernier, hyper admiré et réputé, vient de se dévoiler : il a l’accent d’un noir de Brooklyn. Ce moment déclenche une campagne de harcèlement en ligne, lancée par les New-Yorkais en représailles, entraînant une escalade entre les deux camps [5]. Dans son article «  The Hacker Showdown  » qui relate cette affaire, Wired adopte un storytelling stéréotypé, présentant ces hackers comme des gangs avec une imagerie hiphop gangsta, jouant des clichés raciaux et les renforçant.

La boucle est bouclée. Dery nous invite à comprendre plusieurs choses rien qu’en feuilletant de vieux Wired. Par la voix de Barlow, que la nouvelle frontière à coloniser est numérique : les conquistadors sont prêts, les Africaines lascifves les attendent. Que le racisme est déjà présent dans le milieu hacker et que le secteur n’est pas prêt à valoriser de la même façon les petits génies informatiques en fonction de leur couleur de peau. Le hacking est une affaire de mecs blancs et, si génial que l’on soit, il vaut mieux rester derrière un pseudonyme que de révéler son appartenance sociale racialisée.

La fin d­u pseudonymat

Le pseudonymat qui devait libérer l’humanité des discriminations et assignations vécues hors ligne se réduit au cours des années 2000. Une entreprise joue un rôle particulièrement important dans le rapprochement de l’identité administrative et personnelle avec les identités en ligne : Facebook.

Fondée en 2004, cette plateforme va généraliser ce qu’on appelle la politique du vrai nom. C’est écrit noir sur blanc dans les pages d’aide : «  Le nom de votre profil doit correspondre au nom que vous utilisez dans la vie courante. Ce nom doit également figurer sur une pièce d’identité ou un document de notre liste de pièces d’identité.  »

La politique du nom réel de Facebook date de ses débuts en 2004 [6]. Et la plateforme n’en a jamais dérogé malgré les polémiques, acceptant seulement de la compléter par la possibilité d’utiliser aussi un nom d’usage. Mark Zuckerberg a toujours défendu cette position sur un registre moral, l’utilisation de son état civil serait une question d’intégrité. Dans son monde, les gens n’ont pas de surnom ou de nom d’artiste, et se présentent toujours par leur nom et premier prénom, c’est bien connu !

Ce qui est éludé ici, c’est bien sûr que la question des papiers d’identité n’est pas la même pour tout le monde. Comme les photographies sur les CV, ou la consonance d’un nom ou un accent au téléphone, l’identité est une expérience éminemment différenciée dans un monde où le simple fait d’« être » est une source de suspicion. On pourrait se dire que ces dimensions échappent aux tenants de la fusion des identités numériques avec l’identité civile. Mais ce serait faire preuve d’une naïveté criminelle, d’autant plus concernant Facebook connu pour ses problèmes de racisme interne [7]. Après le 11 septembre, les GAFAM GAFAM
Gafam
Acronyme reprenant les initiales des multinationales géantes du web (Google (Alphabet), Apple, Facebook (Meta), Amazon et Microsoft). Le terme évoque par extension les problèmes politiques que posent ces compagnies : monopoles économiques, grandes fortunes des dirigeantes et précarité des conditions de travail des employées les moins qualifiées, omniprésence de leurs outils, rétention et exploitation des données personnelles, surveillance, capacité d’influence des décisions politiques et domination complète de la société numérique des câbles physiques aux contenus, des programmes aux appareils.
≈ ont viré leur cuti et se sont engouffrés dans les brèches ouvertes par le Patriot Act [8], Meta, maison mère de Facebook, allant jusqu’à recruter en 2019 l’une des rédacteurices de cette loi, Jennifer Newstead. Le Net entre à son tour dans l’ère de la suspicion généralisée.

L’enjeu du pseudonymat, dans un cyberespace non régulé où la liberté d’expression (du racisme et d’autres idéologies discriminatoires) prime sur toutes les autres, ne peut donc se résumer à une question de probité. Le réseau Women in Tech encourage par exemple l’usage des pseudos, parce qu’il permet aux femmes « sans divulguer leur véritable identité […] de bénéficier de la visibilité de leurs idées tout en préservant leur sécurité personnelle et leur vie privée. » C’est pourtant derrière ces notions de transparence et d’honorabilité que se cachent Meta, Google et d’autres, dans des conflits successifs sur le sujet, appelés nymwars, les guerres de noms.

Toutefois, les raisons sont ailleurs : faire de Facebook un service d’identification, forcer l’usage du nom réel, eh bien comme d’habitude ça rapporte du blé. Et ça permet de mieux surveiller. Les actions du groupe ont considérablement chuté en août 2012 après l’annonce par la compagnie de la détection de 83 millions de faux comptes, car l’authenticité des comptes et de leur contenu sont leur force de vente [9]. Sans informations hyper-personnelles, pas de ventes d’espaces hyper-
personnalisés aux annonceurs, pas de Cambridge Analytica, pas de Brexit et probablement pas de présidence Trump number one. Et pas de marketing ciblé.

Personnalisées, les données des plateformes étasuniennes renseignent à des fins publicitaires et sécuritaires. Quand vous entrez aux États-Unis, il est possible que l’on vous demande de donner les adresses de vos comptes de réseaux sociaux. Attendez-vous à voir vos appareils électroniques fouillés.

Le combat pour l’utilisation des pseudonymes sur ces plateformes va au-delà des communautés noires principalement évoquées ici. Cette fusion des identités de papier et numérique met en danger depuis des années les travailleurses du sexe, et elle permet aujourd’hui l’identification et la persécution des personnes trans aux États-Unis. Mais la question de l’identité en lien avec la surveillance a un sens particulier pour les afrodescendantes.

De la surveillance de la noirité

La sociologue Simone Browne dans son livre Dark Matters : On the Surveillance of Blackness (Matière Noire : Sur la surveillance de la noirité) déplie un continuum qui lie les technologies actuelles de surveillance de la police moderne aux navires esclavagistes panoptiques de la traite transatlantique. Elle insiste notamment sur l’importance des documents d’identité dans ces dispositifs. Pour elle, les technologies de surveillance, notamment biométriques, sont les conséquences du racisme, pas leur cause. Le fait d’être sous surveillance constante, de devoir prouver sa probité de manière incessante, au-delà des preuves de papier par son corps lui-même, est une caractéristique de la condition noire.

Elle date la surveillance biométrique des corps noirs aux registres d’esclaves dans lesquels toutes les caractéristiques physiques et informations quantifiables étaient recensées à des fins d’identification en cas de fuite ou de rébellion. Que fait d’autre la vidéo-surveillance et notamment les pratiques de reconnaissance faciale et de détection des mouvements que l’on trouve à l’œuvre par exemple dans les aéroports ?

À la suite de Browne, on peut renvoyer à la probité brandie par les GAFAM celle du bagage racial de l’identité civique. Elle donne l’exemple des aéroports, où chaque personne noire porte sa peau comme un bagage supplémentaire, pesant sur ses possibilités de passer les frontières quel que soit sa légalité de papiers lui permettant de le faire. Elle cite le chercheur John Fiske [10] qui dit que la racialisation différenciée est profondément encodée dans la vidéo-surveillance : «  L’œil qui voit aujourd’hui est blanc.  » Un comportement considéré comme normal pour une personne blanche peut passer comme suspect si la personne surveillée est noire.

#Elle l’annonçait déjà en 2020 : pour la Tech, Black lives matter, ce moment de chagrin et de rébellion noire, était juste une opportunité marketing. Elle a tout de suite dénoncé l’hypocrisie des GAFAM et en particulier d’Amazon qui pouvait à la fois afficher ce slogan tout en communiquant sur un délégué syndical noir en disant de lui qu’«  il n’est pas intelligent, ni éloquent  » [11]. Nous sommes témoins, cinq ans plus tard, d’un revirement, puisque les compagnies de la Silicon Valley, ne s’embarrassant plus de faux-semblants, se sont empressées d’abandonner leurs programmes d’inclusivité [12] (DEI, Diversity Equity and Inclusivity) avec lesquels elles avaient de toutes façons bien des problèmes, et de virer leurs employées racisées [13].

Un harcèlement facilité

En même temps que tombe la barrière du pseudonyme, nos noms deviennent des marques et il faut donc les faire vivre comme tels. Avec le renforcement de la personnalisation et le branding, le bashing idéologique prend des proportions délirantes et il épuise les internautes racisées.

La chercheuse Lisa Nakamura (qui a passé l’ensemble de sa carrière à analyser Internet et le racisme) et son équipe l’ont montré dans leur ouvrage Racist zoombombing : les racistes font preuve d’inventivité et d’adaptation en exploitant toutes les possibilités numériques qui s’ouvrent à eux. Le zoombombing, est une pratique de trolling et de harcèlement en ligne coordonnée depuis Discord ou 4chan≈ qui s’est développée avec la massification des visioconférences durant la pandémie de Covid-19. Elle consiste à bombarder les vidéoconférences de messages d’insultes, d’imagerie pornographique ou violente, etc. Ce phénomène, moins connu par chez nous, vise particulièrement les communautés noires, avec du harcèlement racial et genré. Le livre rend compte d’un vécu spécifique du Net par des personnes afro-descendantes où la violence est accrue, frontale. Cette analyse est l’occasion pour les chercheurses de faire un bilan d’étape : en réaction à Black lives matter, dans des attaques coordonnées, les red-pillers, Qanon et autres visent spécifiquement des Noires. Et leurs méthodes de harcèlement systématique de leurs opposantes s’exportent.

De ce côté de l’Atlantique, nous ne pouvons que constater du déchainement de la négrophobie facilitée et amplifiée par le numérique. Même en région bruxelloise, les élues afrodescendantes se plaignent régulièrement du harcèlement en ligne qu’iels subissent. En France, les harcèlements successifs que subit Rokhaya Diallo, sur les réseaux sociaux et hors ligne, ont même fait l’objet d’un communiqué spécial du rapporteur pour les droits humains auprès de l’ONU.

Nous avions montré dans notre article [14] « Modifying the Universal », qu’un simple dispositif comme les modificateurs de couleur des emojis avait des implications et des conséquences technoracialistes, facilitant eux aussi l’identification et le harcèlement de personnes noires par le biais de simples caractères typographiques. Déjà, la question de l’identification, ici par les usages, des personnes racisées était le révélateur de problèmes idéologiques plus larges encodés dans le dur du numérique.

(À suivre) ±

[1Pour rappel, le terme Noire pour désigner 
des afro-descendantes est un terme usité dans les pays non-africains. En Afrique, dire de quelqu’une qu’ielle 
est noire n’a aucun sens.

[2Doge est un mème internet, une image un peu stupide déclinée à l’infini, pour rire. Sur ces images figurent un Shiba, chien japonais avec des inscriptions en Comic Sans MS colorées, transcription de son dialogue intérieur dans un anglais approximatif 
censé imiter la façon de parler anglais des Japonais. 
La dimension raciste du mème échappe à la plupart des gens qui les font circuler.

[3Voir R. Godin, «  L’héritage sud-africain 
du technofascisme étatsunien  », Médiapart, 
9 mars 2025.

[4Dery M., Wired man’s burden. In : Everett A, Wallace A (eds) AfroGeeks : Beyond the Digital Divide. Santa Barbara, Center for Black Studies Research, University of California Santa Barbara, 2007.

[5Pour en savoir plus voir l’édifiante intervention 
de John Lee (alias John Threat aka Corrupt) 
«   Black Tech History with John Lee aka Corrupt   » 
au Center for the Study of Race, Politics and Culture dans la série Black Tech History, Université 
de Chicago, 2016 et son site perso www.johnthreat.com. John Threat continue 
son travail de hacker en donnant des conférences 
et ateliers là où il est invité et dans le hackerspace 
qu’il a crée à Los Angeles. Knoweldge is power.

[6Sur cette question des plateformes et de vrais noms, lire Chen, Shun-Ling, «   What’s in a Name - Facebook’s Real Name Policy and User Privacy   ». Kansas Journal of Law & Public Policy, Vol. 28, No. 1, 2018 qui fait une histoire de l’usage du vrai nom 
sur les sites web.

[7Reader R., «   At Facebook, Race Is an Issue That Goes Far Beyond the Company Wall   », 
MIC, février 2016.

[8Tiffany C. Li, «   How Facebook, Amazon 
and Google abused the Patriot Act after 9/11   », 
Msnbc, septembre 2021.

[9Budnitz P., «   What’s Really Behind Facebook’s Real Name Policy   », 
Medium @budnitz, mai 2015.

[10Fiske, J. (1998). Surveilling the City : Whiteness, the Black Man and Democratic Totalitarianism. Theory, Culture & Society, 15(2), 67-88

[11P. Blest, Leaked «   Amazon Memo Details Plan to Smear Fired Warehouse Organizer : “He’s Not Smart 
or Articulate”   », Vice, avril 2020.

[12Lire l.curseurs.be/dei et J. Bhuiyan 
and D. Kerr, «   Zuckerberg’s swerve : how diversity 
went from being a Meta priority to getting cancelled   », 
The Guardian, février 2025.

[13Voir à propos du licenciement polémique 
de Timnit Gebru, qui travaillait chez Google 
sur les questions d’éthique liées à l’IA 
l.curseurs.be/gebru. 
Benish Shah, «  Why layoffs hit workers of colour 
so hard  », bbc.com, mars 2023.

[14Pierrot, P., Snelting, F.  ; Roscam Abbing, R. (2017). «   Modifying the universal   ». In Executing Practices (Vol. 33). data-browser.net/db06.html

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Édito